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Mélissa Ouimet, un nom à ne pas oublier!

24/04/2017

 

Je suis une fanatique de musique! J’ai toujours de la musique dans mes oreilles et j’en aime de plusieurs variétés! Par contre, j’ai toujours eu un faible pour les chanteuses francophones et j’ai eu la chance d’aller discuter avec une chanteuse que j’adore. Mélissa Ouimet est une jeune chanteuse franco-ontarienne, originaire d’un petit village de St-Albert, qui est aussi le mien. Bon, je vous entends déjà vous demander où se trouve cet endroit. C'est un petit village dans Prescott-Russell, à l’est de l’Ontario et c’est aussi là que se trouve la fromagerie St-Albert. Mélissa est originaire de cet endroit, mais depuis, elle habite à Montréal. Elle est la fierté de St-Albert, et est connue de tous ceux qui écoutent la radio francophone. Effectivement, à plusieurs reprises, il est possible de l’entendre sur les ondes d’Énergie et de Rouge FM. Personnellement, j’ai été à la même petite école que Mélissa et je l'ai toujours suivi sur les médias sociaux et dans son cheminement. De plus, j’étais très fébrile de la rencontrer et de lui poser des questions au sujet de son premier album. C’est une Mélissa au naturel, souriante et très dynamique qui m’a accueilli dans sa maison d’enfance. Dès mon arrivée, nous avons jasé de divers sujets et dès le début de l’entrevue, j’ai tout de suite remarqué la passion et le dévouement qu’elle a envers son métier.

 

 

Qui t’as toujours incité à la musique ?

Ma famille m’a toujours encouragé, mais ne m’a pas forcé à faire cela. J’ai toujours eu le choix d’aller dans ce chemin ou d’aller ailleurs. Je ne me suis jamais sentie forcée, comme tu peux voir des artistes ou des joueurs de hockey qui ont une pression constante de leurs parents. Moi, je n’ai jamais eu cette pression-là, c’est par moi-même que j’ai continué et que j’ai décidé d’aller là-dedans.

 

As-tu toujours voulu être chanteuse?

Oui! En fait la première fois que j’ai mis les pieds sur scène j’avais 6 ans, pour Impro vedette, avec le Club Optimiste de St-Albert où un spectacle avec tous les jeunes de l’école était organisé. Il y avait autant de la danse et de l’animation que du chant. J’avais décidé de faire une chanson de Julie Masse! Même avant ce moment, j’avais vu ma grande sœur chanter dans un spectacle de l’école secondaire catholique de Casselman, la Caféthèque. Ceci m’a beaucoup inspiré et m’a donné le goût de faire comme elle. Je me suis mise à chanter dès ce moment et j’aimais beaucoup cela. Quand j’ai fait mon spectacle à 6 ans, j’ai eu la piqûre et j’ai vraiment su que je voulais faire ceci.

 

Est-ce que ton talent de chanteuse est dans répandu dans la famille ?

Je sais que mon père est capable de bien chanter, mais ma mère était dans un band quand elle était plus jeune. Mon grand-père paternel chantait, jouait du violon, de l’accordéon. Ma sœur et mes cousines sur le côté maternel chantent aussi.

 

Dans ta carrière, quel est ton plus grand défi ?

Mon plus grand défi est certainement de rester patiente. En fait, je suis travaillante et je mets beaucoup d’efforts dans ce que je fais. Parfois, je dois absolument rester focusée et mettre mon énergie à la bonne place. J’ai dû apprendre qu’il y a certaines choses que je ne peux contrôler et d’autres non. Tu dois avoir beaucoup de patience, mais quand vient le temps d’être intense et de mettre ses culottes, tu dois le faire aussi. Tu dois juste savoir doser. La patience est très importante, parce que les choses ne vont toujours pas assez vite.

 

Si tu avais à refaire ton cheminement musical une seconde fois, changerais-tu quelque chose?

Non, je ne pense pas. Dans le fond, autant que j’aurais aimé quand j’étais plus jeune, dans le début vingtaine, que mon album sorte tout de suite, mais je pense que puisque je l'ai sorti plus tard, j’étais certaine de ce que je faisais. Je m’étais écoutée et je l'ai fait toute seule avec une équipe, qui sont aussi mes amis, pour m’entourer. C’est vraiment ma face et mon nom, mais ce n’est pas juste moi. Autant que j’ai pris le temps d’étudier en musique et d’aller en Asie que je suis retourné à l’université, je pense que l’important est de s’écouter. C’est important de le faire quand on feel quelque chose, même si on jongle avec l’idée pendant un certain temps. Je pense que si j’avais sorti quelque chose dans ma début vingtaine, je ne sais pas si l’album m’aurait ressemblé autant que cet album me ressemble. Au courant de ma vingtaine, j’ai appris beaucoup et j’ai eu la chance de me perfectionner, autant sur l’aspect scénique que sur mon entourage. J’essaie beaucoup de m’écouter et de ne pas avoir de regret.

 

Si tu as un conseil à donner à ceux et celles qui désirent percer en musique, ce serait quoi?

Je conseillerais aux personnes de jouer au maximum de place pour la visibilité et avec le maximum de monde. Par exemple, quand j’étais dans ma début vingtaine, j’ai fait beaucoup de corporatif et on m’a demandé : « Ça t’intéresse d’entrer dans tel ou tel band et d’être exclusive à eux ? » Ce genre de chose m’a toujours fait peur, parce qu’être exclusif avec quelqu’un aujourd’hui, ce n’est plus la même histoire non plus! Il y a tellement de bands dans le corporatif, tellement de gens, qu’ils ne peuvent pas vraiment donner beaucoup de spectacles par année. Je pense que pour être exclusif à quelqu’un, il faut vraiment que ce soit l’opportunité du siècle. Je pense que tu grandis plus en essayant un paquet d’affaires et en rencontrant plein de monde que de juste rester tout le temps dans le même projet, faire les mêmes chansons et toujours faire la même chose. Je pense que sortir de ta zone de confort et d’essayer différentes affaires font que tu vas grandir et rencontrer et/ou travailler avec différentes personnalités. En même temps, tu agrandis ton réseau de contacts. Un autre conseil aussi que je donne est de sortir dans des lancements, d’aller voir des spectacles, d’aller rencontrer du monde. Faites les choses vous-mêmes et faites en sorte que c’est vous qui créez ce qui arrive.  Il ne faut pas penser que quelqu’un va t’apporter quelque chose. Malgré ce que les autres disent, vous devez créer votre univers à vous, de produire vos affaires vous-même et d’aller au fond. C’est toi la première personne en avant, pour leader le projet.

 

Combien de temps t’as-t-il fallu pour faire cet album?
J’ai reçu une subvention en 2012, mais j’ai dû commencer le projet un peu plus tard que prévu. En tout, ça m’a pris à peu près 2 ans et demi.

 

D’où te vient l’inspiration pour tes chansons?

On crée la mélodie en premier et j’ai souvent une ligne directrice pour savoir où la chanson va aller et quel thème nous voulons apporter. Par exemple, la chanson Poussière est au sujet d’un parent qui meurt et ne pourra jamais voir ses enfants grandir.  J’étais en studio avec Luc Tellier, avec qui j’ai coécrit cette chanson et il m’a apporté cette idée de thème, commémorant quelqu’un qu’il connaissait qui était atteint d’un cancer et avait des enfants. De plus, j’ai enseigné dans une école de musique lorsque j’avais 19 ans et la patronne de cette école est décédée très jeune, à l’âge de 34 ans. Elle avait deux enfants. Je me suis dit que nous pourrions essayer d’écrire sur ce sujet, puisque j’ai tout de même pu associer certaines situations à l’écriture de la chanson. Sans nécessairement avoir vécue la situation et sans avoir d’enfant, j’ai un neveu et une nièce et je me suis mise dans la position où s’il m’arrivait quelque chose et que je ne pouvais pas les voir grandir. Parfois, j’essaie même carrément de me mettre dans la position de ma chanson, soit si j’avais un enfant et je tombais malade, de quelle façon je réagirais à savoir que je ne pourrais pas le voir grandir.

 

Lorsque tu écris, as-tu une routine particulière?

Je n’ai pas nécessairement de place particulière, mais je te dirais que pour le moment, on écrit beaucoup dans le salon. En étant souvent sur la route, ça m’est arrivé de composer un peu partout, que ce soit au chalet ou chez mes parents. Des fois, c’est un instant et ça peut te prendre 10 minutes à composer la mélodie, tandis que quand tu t’acharnes trop longtemps dessus, ça ne fonctionne pas toujours. Par contre, en me promenant entre ici (St-Albert) et Montréal, je ne peux pas me permettre d’avoir une seule place où je compose.

 

 

Que fais-tu dans tes temps libres, autre que la chanson?

J’aime beaucoup aller jogger, venir passer du temps à St-Albert, avec ma famille, passer du temps au restaurant avec des amis, être au chalet l’été et voyager. Je reviens justement d’un voyage de 3 semaines au Nicaragua. 

 

As-tu un ou une modèle en chanson?

J’aime beaucoup P!nk. Je trouve que c’est une fille qui a du caractère, qui est real, qu’elle ne joue pas de game et elle dit vraiment ce qu’elle pense. Je l’écoute depuis vraiment longtemps et je te dirais que c’est vraiment elle mon modèle. Sur le côté francophone, j’aime beaucoup Laurance Jalbert. Elle est vraiment une grande interprète et a son grain à elle. Dans sa voix, elle a vraiment sa signature et même encore aujourd’hui, c’est une vraie dans sa façon d’être. Quand j’étais jeune, c’est une des chanteuses qui m’a inspiré. J’écoutais souvent sa musique et je chantais souvent de ses chansons avec mes cousins, autour d’un feu de camp. Sinon, il y a France D’Amour qui m’a aussi inspirée et que j’ai écoutée beaucoup. J’aime beaucoup tout le côté des années 90 où les chansons étaient acoustiques/rock.

 

 Quel a été ton moment clé de ta carrière, d’après toi?

Je me demande s’il y a vraiment de moments clés. Je pense que tu n’as jamais trouvé ton moment clé, qu’on a toujours à apprendre et à aller chercher plus haut. Même si tu arrives à une certaine étape, il en a toujours une autre que tu peux atteindre. C’est certain que je te dirais que le lancement du premier album est un moment fort. Même à mon lancement d’album, lorsqu’on me demandait mon sentiment face à ceci, je répondais que c’était une première étape. Aussi, le fait qu’Énergie (radio francophone), me soutienne beaucoup, ceci a été un bon coup de pouce pour moi. Il est certain que d’autres moments ont été importants, soit des rencontres avec des personnes importantes et ma signature avec MusiCor.

 

Sur ton premier album, as-tu une chanson ‘’coup de cœur’’?

Oui! « Si jamais, un jour » est ma chanson coup de cœur. En fait c’est une histoire vraie et à chaque fois que je le chante, elle me fait du bien. En fait c’est la première chanson que j’ai composée avec les réalisateurs de cet album-là et c’est à partir de ce moment que je me suis dit que c’est avec lui que je voulais travailler. Il a compris tout de suite où je voulais m’en aller. Cette chanson-là est aussi baveuse et sarcastique. Dans les couplets, le mood est plutôt relaxe et dès que l’on arrive dans le refrain, il y a une autre énergie! Il y a des opposés dans la chanson. J’aime aussi beaucoup l’aspect instrumental de la chanson.

 

En temps que jeune femme dans le monde de la musique, ressens-tu une pression de suivre des idéaux stéréotypes d’une chanteuse?

Oui, il en a une, même si j’essaie de ne pas la laisser m’affecter. Des fois, lorsque je sais que j’ai un show ou une occasion, je suis un peu obligée d’aller magasiner, ce n’est pas vraiment mon genre, et ça me tape sur les nerds! J’aimerais que parfois il est quelqu’un qui choisi ce que je porte, comme cela je n’ai pas besoin d’aller fouiller dans les magasins. Aussi, je ne suis pas une fille qui se maquille beaucoup et parfois je ressens une certaine pression de me maquiller pour des shows et des sorties. Personnellement, je ne trouve pas que c’est quelque chose d’important, c’est ce que la personne a à dire et dégage qui est important ! Ce n’est pas ce qu’elle a dans la face. Il est certain qu’il a toujours une grosse pression sur les filles, mais il faut vraiment apprendre à doser et ne pas laisser cela être une pression pour vous. Même si j’avais un agent ou un contrat qui me forçait à m’habiller d’une façon ou me maquiller d’une façon, je ne pourrais pas gérer ça ainsi! Je ne pourrais pas. Si je suis pour me faire dire quoi faire et comment être, aussi bien faire autre chose. C’est important d’être toi-même dans la vie, de respecter ce que tu as envie d’être! Par exemple, pas pour dégrader Katy Perry, mais jamais je ne pourrais mettre une robe en cupcake pour faire des spectacles. Je ne serais vraiment pas bien dans cette situation.

 

Quel est ton plus grand rêve?

Vivre de ma passion, c’est certain ! Je pense que le plus grand rêve du monde devrait juste s’arrêter à être heureux! Ton plus grand rêve peut être d’avoir plein de choses et d’atteindre plein d’objectifs mais je crois que le plus important sont les relations avec les autres. Le plus important, c'est les gens autour de toi et pas quelque chose en particulier. Aussi, juste des petites choses simples de la vie, telles qu’être en santé, être heureuse, avoir un toit sur ma tête…

 

Quels sont tes objectifs pour ta carrière?

Je travaille sur un projet en français, mais j’aimerais beaucoup faire quelque chose en anglais éventuellement. Je pense qu’un de mes objectifs est de vraiment m’écouter chaque jour. J’aimerais aussi faire le maximum de show et d’aller chercher le maximum de gens, pour qu’ils apprennent à me connaître, moi et ma musique. J’aimerais peut-être même conquérir le public francophone, en Europe.

 

Est-ce qu’il y a quelqu’un qui a essayé de t’arrêter pendant ta carrière?

Il a des personnes des fois qui ne vont pas dans le même chemin que toi tu veux suivre. C’est pour cela que des fois, je dis qu’il est important de suivre ton instinct ou ta petite voix. Il ne faut pas que tu te laisses ralentir par des personnes qui te disent non ou qui te ferment une porte. Peu importe quel métier l’on exerce, il a souvent des changements à apporter et il faut s’écouter soi-même. Il aura toujours quelqu’un pour te mettre au défi et te faire poser des questions sur tes décisions et tes choix. Peu importe ce que tu fais, il y a toujours des personnes qui vont t’aimer et d’autres qui ne t’aimeront pas. Tu as le pouvoir de décision si tu continues à avancer ou tu ralentis.

 

À quand ton deuxième album?

J’aimerais beaucoup sortir un extrait en automne. Je sortirai le prochain EP en 2018. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Questions en vrac

Couleur favorite : Aqua

Médias sociaux favoris : Facebook

Ton animal favori : Les chats! J’en ai eu beaucoup chez mon père!

Groupe de musique favori : Muse

Fête favorite : Noël

Magasin favori : Dynamite, Simons et American Eagles

Livre favori : La liste – Jérémy Demay

Film favori : Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas écouté de film, mais je dirais Meet the Fockers

Émission de TV favorite : 4 et demi. C’est tellement vieux, mais je n’écoute pas la télévision dernièrement et j’écoutais toujours cela.

Ta chanson du moment : Je suis tellement en train de composer que je n’écoute pas de musique. Mais j’aime vraiment ZZ Ward dernièrement.

Ton sport favori : Volley-ball

L’accessoire indispensable que tu as toujours avec toi : Une bouteille d’eau

Repas favori : Du tartare. Weird hein?

Pizza ou poutine? Les deux, mais avec du fromage de St-Albert.

Équipe sportive : Canadiens de Montréal

 

C’est avec une profonde admiration que j’ai terminé mon entrevue et que je suis retournée dans ma voiture, écouter son CD. Vous pouvez aller au http://melissaouimet.com, pour entendre ses chansons, en plus de pouvoir acheter le CD sur iTunes. Vous pouvez aussi la suivre sur ses médias sociaux. Je vous partage également un de ses vidéoclips, que j’adore! Sachez que ce n'est certainement pas la dernière fois que vous allez entendre parler de cette Mélissa Ouimet!

 

 

(Toutes les photos dans cet article se retrouvent sur le compte Instagram de Mélissa - @Melissaouimetmusique )