Please reload

PAR TAGS : 

Please reload

POST RÉCENTS : 

ME SUIVRE : 

  • Facebook Clean Grey
  • Twitter Clean Grey
  • Instagram Clean Grey

Équilibre travail-vie personnelle, est-ce possible?

07/05/2017

Ces jours-ci, et dans le monde moderne dont nous sommes plongés, atteindre un équilibre santé entre le travail et la vie personnelle semble une tâche impossible, un exploit complexe à conquérir. Certains milieux de travail offrent à leurs employés un ordinateur portable ou un téléphone cellulaire, afin de les rejoindre au besoin 24 heures sur 24, y compris les fins de semaine. Le marché du travail est un milieu compétitif, et les employés ressentent souvent une pression de constamment surpasser les attentes afin de garder leur emploi. La crainte de perte son emploi incite les individus à prolonger leurs heures de travail.

 

Saviez-vous qu’en 2014, 94% des jeunes professionnels (âgés de 29 ans et moins) qui travaillent dans le marché des affaires et des finances disent avoir travaillé plus de 50 heures par semaine? De ce fait, 50% de ces mêmes participants au sondage déclarent qu’ils travaillent plus de 65 heures par semaine.

 

Ce phénomène est d’une telle ampleur, que les experts sont d’accord : le stress engendré par la journée au travail a des répercussions nuisibles aux relations familiales, amicales et amoureuses, ainsi qu’à la santé et à l’état permanent du bonheur.

 

J’ai moi-même eu énormément de difficulté à gérer cette stabilité à l’hiver dernier : entre plusieurs changements d’opportunités d’emplois, je me suis sentie coincée. Essoufflée. Suffoquée. J’étais connectée à mon ordinateur portable plus de 18 heures par jour. Mon téléphone cellulaire était devenu un membre organique de mon corps, fondu à mes hanches, le volume au maximum, sans exception. Mon travail était ma plus haute priorité. Même les soirées et les fins de semaine, j’annulais mes plans avec la famille et les copains afin de me permettre de m’avancer et de m’appliquer davantage à mon travail. À la mi-mars, j’ai craqué. Craqué comme un œuf de caille jeté sur la route. J’ai été poussé si loin de mes limites, que j’ai dû m’exiler hors du pays. Sans téléphone cellulaire ni ordinateur portable.

 

Bonjour, mon nom est Mel, et je suis une workaholic, aussi surnommée bourreau de travail en français. Comment savoir si vous êtes un ou une toxicomane de travail?

 

Voici quelques indices qui m’ont permis de déterminer que j’étais, de toute évidence, une workaholic.

  1. Vous travaillez de plus longues heures que vos collègues. Êtes-vous le premier à arriver au bureau, et le dernier à quitter? Selon les experts, travailler de plus longues heures ne signifie pas une augmentation en productivité.

  2. Vous vous sentez malade. Puisque les bourreaux de travail dédient plus d’heures de leur journée au travail, les heures omissent consiste à l’exercice, au sommeil, et à bien manger. Les workaholics ont tendance à s’alimenter de malbouffe, car elle est accessible et rapide.

  3. Vos relations sont tendues. Dû à votre dépendance au travail, votre absence peut peser sur votre couple, vos amitiés et vos relations familiales. Lorsque les gens de votre entourage commencent à vous dire « Je ne te vois plus » ou « Tu n’es jamais ici », c’est le temps de réévaluer votre éthique de travail.

  4. Vous êtes incapable de vous déconnecter. Le vrai problème des workaholics n’est pas simplement qu’ils travaillent de plus longues heures au bureau, c’est surtout qu’ils sont incapables de ne pas penser au travail. Ils réfléchissent à leurs tâches professionnelles en soirée avec des amis, en restaurant avec leur douce-moitié, et même en réunion de famille. Le processus de réflexion concernant ne s’arrête simplement jamais. Selon de Docteur Robinson, « peu importe où vous êtes, ce qui importe, c’est ce qui se passe à l'intérieur de votre tête. C'est la clé. »

  5. Vous rattachez votre valeur personnelle à votre réussite professionnelle. Les workaholics définissent leur estime de soi uniquement à leur réussite professionnelle. Ils rattachent systématiquement leur identité à leur travail, et se rabaissent par de moins résultats. En déterminant des attentes irréalistes, un employé se sentira rarement satisfait d’eux-mêmes.

 

Maintenant, tout va pour le mieux pour moi. J’ai débuté un nouvel emploi il y a un mois. Mon employeur m’a offert un ordinateur portable et un Blackberry. Cependant, je ne succomberais pas à la même erreur une seconde fois. L'équilibre travail-vie personnelle signifie quelque chose de différent pour chaque individu, mais avec vous, je partage les astuces qui m’ont permis de me remettre sur pieds, et de débuter ce nouveau chapitre de ma carrière avec la bonne attitude en tête.

 

Laissez tomber le perfectionnisme.
Beaucoup de overachievers développent des tendances perfectionnistes à un jeune âge. En montant l’échelle du travail, ainsi que les relations familiales et tout le tralala qu’implique la vie adulte, vos responsabilités se creusent. Le perfectionnisme devient une tâche non seulement ambitieuse, mais sévèrement exigeante, elle peut devenir destructrice. Feuillez les pages du livre The Office Survival Guide, si vous résistez à l’envie de laisser tomber le perfectionnisme. Il est cité dans le livre qu’ « au fur et à mesure que les responsabilités de la vie s'accroît, il est très difficile, à la fois de façon neurologique et psychologique, de conserver cette habitude de perfection. »

 

Déconnectez-vous.
Nul doute, la technologie et la télécommunication facilitent le travail. Cependant, cela établit des attentes d’accessibilité constante. Une journée de travail ne semble pas prendre fin, puisqu’elle ne se termine réellement jamais. Lors des étapes importantes de notre vie personnelle, nous devrions tous éteindre notre téléphone et profitez pleinement du moment. Il faut attendre la stabilité. Toutes ces notifications téléphoniques interrompent notre temps de repos. Inconsciemment, elles nous injectent également une sous-tension. En résistant à répondre aux mises à jour au travail, hors des heures de bureau, les employés développent une habitude de résilience. Cette résilience permet un plus grand contrôle de leur vie personnelle.

 

Méditez et faites de l’exercice.
L’exercice pompe les endorphines sensibles à travers le corps, qui permet également de soulager l’humeur, et de vous placer dans un état méditatif. Il est recommandé de consacrer quelques blocs de temps par semaine à l’autosoin, que ce soit un arrêt au gym, un cours d’entraînement, de yoga, ou toute activité physique qui vous passionne. Êtes-vous vraiment trop pressé pour vous activer? Commencez par de petits exercices de respiration profonde lors de votre trajet au travail, une courte séance de méditation de cinq minutes, une fois le matin et une seconde fois en soirée. Ces exercices exigent un montant minimum d’effort, tout en vous offrant des gains importants. Maintenant, un cours de sciences! Notre système nerveux comprend deux branches : le système nerveux sympathique (la réponse de notre corps envers le stress) et le parasympathique (repos de notre corps et son activité digestive). La clé est de trouver une activité qui provoque et active notre système nerveux parasympathique. Des exercices de respiration profonde et de méditation sont d’excellentes options. Une fois que vous avez adopté une routine qui convient à votre horaire, vous remarquerez que votre système nerveux commence à triompher sur votre système nerveux sympathique.

 

Priorisez.
Pour débuter, identifiez ce qui est de la plus haute importance dans votre vie. Cette liste varie d’une personne à l’autre, alors soyez vigilant à élaborer une liste consistante avec vos priorités. Élaborez les limites afin d’y consacrer le temps nécessaire. Pour moi, ce fut plus simple de détermine quoi éliminer de mon calendrier. Si les courriels et la navigation en ligne vous plongent dans un ouragan de perte de temps, délimitez un montant de temps alloué à ces activités. Si vous n’avez aucune discipline, des logiciels de productivité tels que Freedom, LeechBlock, ou RescueTime. Reposez-vous et dormez une bonne nuit de sommeil. Misez votre énergie sur les individus et les activités qui vous comblent davantage.

 

Commencez petit, et bâtissez à partir de là.
Nous sommes tous passés pas là : des diètes complètement cinglées et des résolutions du Nouvel An que nous laissons tous tomber dès le mois de février. C’est semblable avec l’équilibre travail-vie personnelle lorsque nous y embarquons trop vite. C’est une recette pour l’échec. Je partage mon propre exemple avec vous : je ne m’arrêtais pas pour dîner les jours de semaine. Vers 15h, étourdie par la fin, je m’absentais cinq minutes pour m’acheter un sandwich au coin. Je rentrais du travail épuisé, et plutôt que de me faire à souper, je sombrais d’épuisement jusqu’au lendemain matin. Mon habitude d’alimentation était terrible, et je perdis du poids rapidement. Afin d’opter pour une habitude santé, j’ai adapté une alarme qui sonnait à midi, du lundi au vendredi, afin de me rappeler que j’avais faim. J’arrêtais, je sortais prendre l’air et me chercher quelque chose de santé à me mettre sous la dent. Au tout début, j’ai commencé à un jour par semaine, en augmentant d’une journée de plus la semaine suivante, et ainsi de suite. Maintenant, je n’ai plus d’alarme et je continue de bien m’alimenter lors du dîner, par habitude. Si vous tentez de modifier un script à votre vie, commencez à faire de petites expériences. Bâtissez à partir de là.

 

Bonjour, mon nom est Mel et j’étais un bourreau du travail.

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

© 2017. Les trois brunettes. Créé avec Wix.com

  • b-facebook
  • Instagram Black Round