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Trouver l'amour sur Tinder?

21/05/2017

 

Croyez-le ou non, mais en Amérique du Nord, les méthodes de rencontres amoureuses non conventionnelles existent depuis la Première Guerre mondiale. En plus des annonces publiées dans les journaux, des soldats seuls et sans conjointe entreprennent des projets de correspondance romantique avec des femmes anonymes. Depuis plus de vingt ans, les sites web de rencontre sont devenus populaires au sein des adultes de 35 ans et plus, surtout après des gens divorcés qui n’osent pas sortir en croyant que ces activités ne sont plus de leur âge. Parmi les plus populaires, nous trouvons Plenty of Fish, match.com, eHarmony, Elite Singles et Christian Mingle. Divers sites de rencontre qui permettent à une audience de chercher un partenaire ou une partenaire de vie.

 

Le phénomène d’Internet a pris de l’ampleur, et ainsi la technologie s’est développée. Comme résultats, nos standards de rencontres amoureuses en ligne sont également devenus tout aussi méticuleux et particuliers. Des applications de rencontres amoureuses. Parce que les temps de rencontrer quelqu’un de charmant dans les bars et les soirées de travail sont terminés. Jadis, une bière. Aujourd'hui, un Netflix&Chill bien cocasse. Et pourtant, un pichet de bière peut encore être savouré par deux individus assis à une terrasse, rassemblé grâce à une application mobile ou en ligne.

 

Il y en tant d’applications à télécharger, nous nous noyons : Coffee Meets Bagel, Happn, Bumble, Tastebuds, HiThere!, et bien sûr Tinder. La popularité de Tinder est devenue est phénomène international. Quel est son progrès? Depuis son lancement en 2012, l’application Tinder a atteint plus de 100 millions de téléchargements au total, dont 50 millions sont encore de utilisateurs réguliers. Tinder accueille 10 millions d’utilisateurs au quotidien, ainsi que 1,4 milliard de swipes par jour.

 

« Tinder, c’est l’infini du vide. Il y a des garçons à perdre le pouce » - internaute Tinder anonyme.

 

Les rencontres en ligne font-elles de nous une génération superficielle, basée sur des principes de beauté avant autre chose? HuffingtonPost Québec a publié en 2014 un article intitulé Les 21 règles non écrites de Tinder.

 

  1. Sois beau

  2. Ne sois pas trop insistant. Sois cool.

  3. N’écris pas à la personne le mercredi pour lui dire “bon nombril de la semaine”, ni les autres jours! (Happy Hump Day!)

  4. N’envoyez pas un message tout de suite après avoir reçu un match. Attendez une heure ou deux. Restez mystérieux (euse).

  5. Vous aurez l’air d’un douchebag si vous utilisez votre photo de profil professionnelle Linkedin comme photo par défaut pour votre compte Tinder.

 

Et ainsi de suite, vous comprenez le message. Des règlements comiques pour certains, mais qui contiennent une triste réalité superficielle. En gros, ne soyez pas vous-même. Cependant, juger un individu à première vue dans un bar, n’est-ce que ce que l’on fait déjà? Selon les experts, il ne faut qu’un maximum de neuf secondes afin d’identifier l’orientation de notre attirance physique envers un autre. Bien évidemment, cette orientation sexuelle initiale peut diverger lorsque l’individu nous approche et nous dévoile la partie charmante et bouffonne de leur personnalité (ce qui ne correspond pas à tout le monde, soyons clairs).

 

Nous avons également plusieurs témoignages d’individus qui ont trouvé l’amour en ligne.

 

« Je ne croyais pas en l’amour en ligne, mais j’ai rencontré l’homme de ma vie sur Tinder. J’étais la première à dire que Tinder avait une mauvaise réputation. Les photos ne lui rendaient pas justice, j’étais époustouflée. Je sentais que je m’attachais vite, mais ça ne ressemblait en rien à ce que j’avais déjà vécu auparavant. Pour faire court, nous sommes ensemble depuis un an et ça se passe merveilleusement bien. Je n’aurais jamais cru pouvoir rencontrer l’amour sur une application comme Tinder. »

 

Faites garde, il ne faut pas se leurrer! Ce ne sont pas toutes les expériences en ligne qui sont bonnes. Il existe des pires rencards lorsque vous vous aventurez en ligne. L’expérience est à prendre, ou à laisser.

 

« La première personne que j’ai rencontrée sur Tinder m’a pissé dessus. La deuxième m’a appelé le lendemain et m’a accusé de l’avoir drogué au bar. C’était vraiment bizarre parce qu’elle m’a laissé seul sans me dire au revoir. Le troisième m’a rencontré pour le déjeuner et se promenait dans Tinder durant le repas. »

 

 

Et mon histoire, à moi, où se situe-t-elle?

 

Décembre 2015. Dans un bar. Lors d’un débat passionné sur la crédibilité de l’appli Tinder, j’ai perdu un pari avec des copines. Le fruit de cette perte? Je devais télécharger Tinder. Non seulement je devais télécharger l’application, mais je devais également sortir en rendez-vous avec cinq hommes, et raconter les rencards à mes amies. CINQ HOMMES! Mieux valait débuter rapidement et me débarrasser de cette tâche avant le commencement de mon dernier semestre à l’université. Mais afin de sortir avec un utilisateur Tinder, il faut bien sûr swiper. Alors je m’active à glisser le doigt à gauche, à droite, à gauche, à droite. Sur quels critères est-ce que je basais mes swipes? Eh bien, plusieurs. Si je tombais sur un profil ayant une photo de groupe de piètre qualité prise par un photographe rétro dans un club, coup de pouce à gauche. S’il y avait une photo égo-portrait dans un gymnase, coup de pouce à gauche. S’il y avait une photo de lui avec un chien, coup de pouce à droite. S’il y avait une photo de lui sur une moto, coup de pouce à droite. Dès les premières photos, nous stéréotypons afin de filtrer nos attirances et de saisir au premier coup d’oeil certains loisirs que nous avons en commun.

 

Ai-je raté de rencontrer un type bien que j’ai glissé à gauche? Oui, et sûrement plus qu’un. Cependant, cela nous permet de faire un triage rapide. Et comme nous le savons tous si bien, la génération du millénaire raffole des éléments performants, brefs et rapides. Apeurée par les histoires d’horreur de mes copines qui se trouvent des fréquentations Tinder régulièrement, j’étais très sceptique lors de mon premier rendez-vous.

 

Zach. Dimanche, le 3 janvier 2016 (au matin). Nous allons promener nos chiens en matinée. Il avait amené un thermos de chocolat chaud à partager. Il ne ressemble pas tout à fait aux photos de son profil, je vois rapidement qu’elles dataient de quelques années. Un rendez-vous mignon, mais rien de plus. Timide, poli, courtois. Mon premier rendez-vous me donne l’impression que cinq sorties, ce n’est peut-être pas si terrible que ça.

 

Kevin. Dimanche, le 3 janvier 2016 (en soirée). Un souper sushi en centre-ville, la soirée même de ma sortie avec Zach. Disons que j’étais pressée et que je voulais en finir de ce pari. Très intelligent, notre soirée m’offre des conversations politiques et divertissantes. Il ne me faut que de brefs instants pour voir qu’il n’est pas comme les autres. Il se décrit féministe, libertin, et pourtant il vient d’une famille plutôt religieuse et conservatrice. Nous bavardons et cette soirée m’a plu. Je ne suis pas en accord avec toutes les choses qu’il me dit, mais je le laisse parler. Nous rions. Une journée, et deux fréquentations Tinder plus tard, j’ai des potins à raconter à mes amies.

 

Kris. Mercredi, le 13 janvier 2016. Une bière dans un bar avec lui en soirée. Il arrive à notre rendez-vous (que je précise est à 22h un mercredi soir) en uniforme de travail militaire. On nous fixe dans le bar, et je me sens malaisée. Comme les deux autres, lui aussi est poli. Arrogant, sûr de lui dans ses répliques, il me laisse pourtant contrôler la conversation. Ça me déplaît, je suis plutôt celle qui écoute et préfère ne pas parler de moi. J’ai en tête de finir mon pari sans devoir m’ouvrir émotionnellement au bien de la cause. Quelle cause? Terminer mon pari sans m’attacher.

 

Alex. Vendredi, le 15 janvier 2016. Deux jours après Kris, souper à un beau restaurant avec Alex, suivi d’un verre ailleurs, suivi d’un troisième site pour d’autres verres. Bref, un premier rendez-vous galant qui devient une sortie qui dure environ huit heures. Nos conversations étaient fluides et naturelles. Poli, drôle, galant. Nous rions. Beaucoup. Pendant plus de huit heures, j’avais le sourire fendu d’une oreille à l’autre. Je rougissais. Et là, je me suis plantée. J’ai offert de le revoir le lendemain, et le jour suivant. Il était en ville cette fin de semaine-là et il quittait le dimanche. À titre de relation à distance, nous nous sommes fréquentés durant presque un an. Maintenant, c’est mon copain.

 

Le pari demeure donc un projet incomplet puisque j'ai omis de rencontrer un rencard numéro 5. Eh oui, j’ai eu le faible pour mon rendez-vous Tinder numéro 4, et ça, mes copines ne me laisseront jamais l’oublier.

 

Voici ma perspective des fréquentations en ligne : nous l’apprivoisons selon nos besoins, nos critères. Parfois, ça fonctionne. Parfois, ça tombe à l’eau. Nous nous engageons l’esprit ouvert, avec de basses attentes. Je ne cherchais rien de sérieux, et encore moins l’amour. Mon but : en finir au plus sacrant avec ce pari merdique.

 

Suis-je heureuse? Oui. Aurais-je rencontré Alex par une autre manière que Tinder? J’en doute fortement. Est-ce que je recommande les fréquentations en ligne à tous les célibataires? Non. Le phénomène du online dating n’est pas fait pour tous les types de personnalités, et j’y crois. Après plusieurs mauvaises expériences en ligne, je ne blâme pas quelqu’un de ne plus croire aux bienfaits de l’application. Est-ce gênant de dire que nous avons trouvé l’amour en ligne? Non. Nous connaissons tous quelqu’un qui a rencontré sa douce moitié en ligne. Trouver son partenaire à l’aide des plateformes de rencontre en ligne n’est plus l’exception, mais la norme.

 

Mon expérience fut généreuse. Après tout, je suis comblée.

 

(Photo de https://www.yahoo.com/style/online-dating)

 

P.S. Je ne raffole pas des films de comédie romantique. Cependant, un bon film léger d’une rencontre romantique en ligne que je recommande à tous ceux et celles lors d’un dimanche pluvieux est Two Night Stand (2014). C’est mignon. Quétaine, bien sûr, mais juste assez.

 

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