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NICARAGUA : une aventure en sac à dos avec papa!



Une p’tite aventure père & fille à vivre dans la jungle en sac à dos, sommes-nous fous? Sûrement. Ce fut un des voyages les plus mémorables de la vie. Mon dernier voyage avec papa datait de décembre 2010 à Cuba. Mon père et moi avons beaucoup voyagé ensemble, lorsque j’étais jeune. République dominicaine, Las Vegas, Cuba, et même un voyage en voiture pancanadien d’un océan à l’autre, de Victoria en Colombie-Britannique à Halifax en Nouvelle-Écosse. Et puis j’ai débuté mon premier emploi, les fréquentations amoureuses, les camps d’été avec les amis. L'adolescence. L’université et les cours d’été. On s’arrête et on se pose la question : papa, notre dernier voyage remonte à quand?


À il y a longtemps. Trop longtemps. Allons visiter un pays où nous ne sommes jamais allés, ni l’un ni l’autre. Un pays non touristique, en sac à dos. Une aventure à deux. On se glisse un globe terrestre sous la patte, et le doigt pointé sur le Nicaragua. Nous n’y connaissons rien, et c’est exactement ce que nous recherchons : une vraie aventure. Notre espagnol est sévèrement rouillé, et à deux, partageant nos compétences linguistiques, nous ne parlons que 10% espagnol. Parcours en bus de ville, auberge jeunesse, hamac dans la jungle, sac à dos, baignade dans les chutes, motocyclettes, papaye et bière fraîche. Una verdadera aventura.


Avant de débuter, situons le Nicaragua.


(source : www.geology.com)


(source : www.studentsoftheworld.info)

Quelques faits intéressants (source de www.nationfacts.net) :

  • 75% de la population fait moins de 2$ américain par jour, et 74% de la population vit sous le seuil de la pauvreté.

  • C’est le deuxième pays le plus pauvre en Amérique centrale (après l'Haïti).

  • Le tourisme s'accroît au Nicaragua (augmentation de 10% par année depuis 2014).

  • Malgré sa pauvreté, le Nicaragua est un des pays en Amérique centrale le plus sécuritaires pour les touristes. Le taux de criminalité diminue de 6% chaque année depuis 2011.

  • Plus de 82% de la population est illettrée.

  • La plus vieille ville en Amérique centrale est Léon, située au Nicaragua, et est âgée de 1500 ans.

  • Le Lago de Nicaragua est le lac le plus large en Amérique centrale : on y trouve des requins-mangeurs d’homme, les seuls d’eau douce de la planète!

  • Il existe 88 constellations, dont 86 peuvent être vues du ciel étoilé du Nicaragua.

  • Le baseball est le sport national du pays.

  • Il y a plus de 400 volcans au Nicaragua, actifs et inactifs.

  • Le gouvernement utilise la vapeur des volcans du pays comme énergie géothermique.

  • Le Nicaragua accueille la plus jeune population au monde. L’âge moyen est de 21 ans.

  • Le tremblement de terre de plus dévastateur de l’histoire du Nicaragua a frappé Managua, la capitale du pays et la plus grosse ville en Amérique centrale, en 1972 et a causé la mort de plus de 19 000 personnes. Plus de 90% de la ville a été détruite.


C’est ainsi que nous quittons le froid, la neige, la tempête. See ya. Du 30 décembre 2016 au 12 janvier 2017, nous adoptons le Nicaragua comme terre d’accueil. Lors de notre séjour dans ce nouveau pays étranger, nous visiterons la côte du Sud-Ouest. Nous débutons notre aventure par Managua, la capitale où nous atterrissons, et terminons à San Juan Del Sur, au bord de l’océan Pacifique. Entre ces deux destinations, nous passons par Laguna de Apoyo, Granada, Rivas, Isla de Ometepe, et Masaya. Ces noms ne vous disent rien? Pas de panique, je vous raconte tout en détail!



Vendredi, le 30 décembre 2016 et samedi, le 31 décembre 2016 : arrivée à MANAGUA

Le 30 décembre : nuit à Airport X Managua Hotel


Nous quittons Montréal à 6h du matin et arrivant à Managua, la capitale du Nicaragua vers 23h le même jour.


Papa et moi arrivons très tard le soir du 30 décembre. Le temps de passer les douanes et de ramasser nos bagages, nous avons donc de réserver une nuit à l’hôtel Airport X Managua Hotel, situé proche de l’aéroport. La chaleur, même tard le soir, est réconfortante. NOUS SOMMES ENFIN ARRIVÉS! Nous payons pour un taxi de l’aéroport à l’hôtel. Nous étions un peu surpris, puisque l’hôtel est situé dans un quartier résidentiel, barricadé, et notre chauffeur a dû montrer des pièces d’identité et son permis de chauffeur de taxi avant de pouvoir passer. Quelle drôle de première impression. L’hôtel est propre, avec une douche à eau chaude (la seule de notre voyage, eh bien oui!).

Le lendemain matin, avant de prendre un taxi pour se diriger au centre-ville de Managua, nous mangeons notre premier repas au Nicaragua : le repas typique gallo pinto. Ce qui signifie rice and beans. Un repas national du Nicaragua. C’est salé, et j’aime bien.


PSSST! Saviez-vous qu’au Nicaragua, les oeufs sont conservés à la température de la pièce, et jamais dans le frigidaire?


L’hôtel est superbe. Les murs sont colorés. De plus, il y a des chatons errants dans les alentours qui viennent rôder pour un peu de lait et des câlins. Ils sont mignons, mais attention! Ils sont pleins de puces!


Nous quittons vers 10h en taxi pour nous rendre au centre-ville de Managua. Nous passerons la veille du Jour de l’An à Managua, dans une auberge qui s’appelle Pandora Hostel. Le taxi nous dépose sur la place publique.


Nous aimerions marcher et explorer davantage, mais le sac à dos de voyage à mon père pèse une cinquantaine de livres (trop lourd pour que je puisse le soulever du sol en tout cas). Nous décidons donc de trouver l’auberge, déposer nos sacs et continuer notre exploration. Une mission pas si simple…


Saviez-vous qu’au Nicaragua, il n’y a aucun nom de rue affiché nulle part? Les directions sur le site du Pandora Hostel (pas d’adresse) : un bloc au sud de la Gare de bus, et deux blocs à l’est. D’accord, et elle est où cette fameuse Gare d’autobus? Pendant plusieurs heures, nous marchons dans Managua, sous la chaleur étouffante, écrasés par nos sacs de voyage.


Les gens nous fixaient, nous approchaient, quêtaient de l’argent, tentaient de nous offrir des directions (qui selon les guides de voyage du Nicaragua, c’est une attrape pour quêter de l’argent et te donner les mauvaises directions). Je ne me sens pas bien. Une chance que je suis avec papa, sinon j’aurais eu peur. Nous arrêtons boire une boisson gazeuse dans un dépanneur pour nous hydrater et reprendre des forces un peu. Une dame finit pour nous approcher, nous disant de faire extrêmement attention. Papa et moi parlons peu espagnol, donc nous comprenons quelques mots ici et là de ce qu’elle essaye de nous expliquer.


En bref, elle dit qu’il y a des voleurs qui rôdent, même en plein jour. Il nous conseille d’être prudents! Nous étions très proches de l’auberge, à tourner en rond comme de vrais touristes perdus. Elle nous escorte donc à pied jusqu’à l’entrée de l’auberge. Merci petite dame, un ange venu du ciel sauver les touristes assoiffés!


Le salon au Pandora Hostel. C’est bien sympathique.


Ahh enfin, on peut s’étendre et faire la sieste! Il y a un homme saoul qui ronfle comme un hippopotame dans le dortoir, et il est 15h… quelle galère!


Nous découvrons la bière à $1 US du Nicaragua, et c’est à tomber sur les fesses tellement c’est bon! Il y a même papa qui essaye de se détendre un peu un savoureux une bonne bière froide dans un hamac, les fesses au sol!

Nous fêtons alors la veille du Jour de l'An ensemble. Nous sommes si épuisés que nous ronflons à 22h (moi oui en tout cas), papa lisait jusqu'au un temps plus tard. Nous nous réveillons en sursaut à midi lorsque nous entendons des explosions à la fenêtre du dortoir. Saviez-vous qu'au Nicaragua, afin de fêter le Jour de l'An, les citoyens de la ville de Managua fabriquent des pantins de pailles, et les font brûler et exploser avec des pétards dans les rues de la rue? Eh bien oui. Nous sortons de l'auberge en courant dans la rue pour voir qu'où venait le chaos : tous les arbres de la rue sont en feux, les gens criaient et couraient partout. Une vraie zone de guerre. Les touristes retournent dans leur lit sur la pointe des pieds, complètement estomaqués.



Le dimanche, 1er janvier 2017 : LAGUNA DE APOYO

Le 1er janvier : nuit à Monkey Hut


Allez hop de nouveau dans le taxi au matin! Nous quittons la capitale pour aller passer la première journée et la première nuit de 2017 au Laguna de Apoyo. Qu'est-ce que le Laguna de Apoyo?


Le Laguna de Apoyo est un lac du Nicaragua d'origine volcanique située entre les villes de Granada et Masaya. Il serait né de l'explosion d'un cratère il y a environ 21 000 années. Elle mesure 6 km de diamètre et s'étend sur 34 km. Sa profondeur maximale est estimée à 176 mètres. Depuis 1991 elle a été classée comme réserve naturelle par le Ministère de l'Environnement et des Ressources naturelles du pays. C'est un lac de haute altitude au Nicaragua qui regagne ses réserves d'eau que grâce à la pluie. Le Laguna de Apoyo est également connu sous le nom d'un vrai petit paradis terrestre. Un gros merci à Wikipédia.


L'eau est chaude! Elle a un goût particulier. Ce n'est pas de l'eau douce, mais elle n'est pas totalement salée non plus (elle ne pique pas du tout les yeux). Bref, l'eau parfaite.

J'ai passé une journée au complet à griller sur ce hamac. La grosse vie sale ça!

Même papa adoré sa pizza. Sérieusement, l'hôtel Monkey Hut à Laguna de Ayopo, je recommande cet endroit à 100%. Je crois que ce fut le premier moment du voyage où je me sentais réellement en sécurité. Ça commence bien la nouvelle année!

Pendant que papa déguste sa pizza au four, je mange le meilleur ceviche au monde. Crevette, tomates, jus de lime, coriandre, catch of the day. Mon père l'a tellement trouvé bon, qu'il s'est également commandé un ceviche pour souper. Nous mangeons comme de la royauté.

Je me suis même fait un copain! Il a dormi à la porte de notre dortoir. Je l'ai surnommé Pépito. Un beau gros vieux pitou grincheux! Nous avons bien dormi. Nous prenons alors le taxi vers la belle et touristique ville de Granada!


Lundi, le 2 janvier 2017 et mardi, le 3 janvier 2017 : GRANADA

Le 2 et 3 janvier : nuits à Hostal El Momento


Granada est une de ses villes typiques que l'on s'imagine en Amérique centrale : les bâtiments peinturés de couleurs vives, des autobus scolaires colorés de toutes sortes de motifs, des fontaines sur la place publique et des marchés d'artisans locaux. Ça sent la menthe et la papaye. Il y a de vieilles églises catholiques bien entretenues, et d'autres en ruines. Granada est une ville spectaculaire. Nous passons alors la journée du 2 janvier à explorer la ville et ses petits trésors. Mesdames et Monsieurs attention, voilà une panoplie de photos lors de notre découverte de la ville.

Un petit quartier résidentiel où les maisons sont toutes de différentes couleurs. C'est probablement pour ça que les Nicaraguayens sont plus heureux que les Canadiens : ils sont des maisons roses.

Papa avec un bon jus de papaye. Aussi, j'aimerais raconter une anecdote. Lors de notre deuxième nuit au Nicaragua, à Pandora Hostel, papa a eu la brillante et merveilleuse idée de mettre les doigts dans le fan du plafond, pour voir si le fan tournait vite. Le choc fac-doigt lui a complètement arraché un morceau de peau. Une chance que nous avions tous les deux amené des bandages.

Papa qui trouve une casa à son nom!

Papa se décide alors, après mes recommandations puisqu'il ressemblait à un pouilleux, d'aller chez le barbier de Ganada! Ceci marque la fin de notre première journée à Granada.

Nous nous levons de bonne heure le 3 janvier, et dévorons un déjeuner énorme de pain chaud fraîchement sorti du four, des oeufs, du fromage, et du gallo pinto. Ce matin-là, nous partons monter au sommet du Volcàn Mombacho, situé à l'extérieur de Granada. Ce volcan est à 1,345 mètres au-dessus du niveau de la mer (environ trois fois la hauteur de la tour du CN à Toronto).

Le sentier pour se rendre au sommet est de 5,5 km (la même distance pour descendre). Ceci est le plus petit de deux volcans que papa et moi monterons lors de notre voyage au Nicaragua. Nous avons complété la marche en montagne en 5 heures et demie.

Sommes-nous fous? Sûrement. Sentirons-nous nos orteils un jour? J'en doute.

Recommencerons-nous cette folie dans quelques jours pour un second volcan? Absolument.

Ce soir-là, nous revenons épuisés après notre longue montée en volcan! Nous relaxons dans le gîte, une bonne bière désaltérante dans la main, et dévorons un excellent repas de pain au thon, accompagné d'une juteuse salade de papaye et de banane. J'ai dormi comme un bébé cette nuit-là!


Mercredi, le 4 janvier 2017 au samedi, le 7 janvier 2017 : ISLA DE OMETEPE

Du 4 au 7 janvier : nuits à El Zopilote Finca Ecologica


Ce matin-là, nous quittons Granada pour Ometepe, une île à deux volcans située dans le cœur du Lago de Nicaragua. Sur cette île, nous passerons trois nuits à dormir dans une hutte, au plein centre de la jungle. Avec notre chasse-moustiques et nos hamacs, nous sommes prêts!


Bien évidemment, pour nous rendre à l'île de Ometepe, nous devons prendre un bateau. Allô à la ride de bateau la plus louche au monde! Une baraque en bois qui craque sans cesse. Surpeuplé de passagers (ne passerait jamais les codes de sécurité maritime au Canada, je vous le garantis les amis), dont les vagues innondent la coque où nous sommes tous entassés comme des sardines. J'ai peur. Papa trouve ça drôle, il a le sourire fondu d'une oreille à l'autre, pendant que la dame assise à mes côtés retient une poule dans son sac à main, penchée vers l'avant pour contrer son propre mal de mer. C'est le chaos total.


De plus, il est écrit dans notre livre de voyage que le Lago de Nicaragua est un des très rares lacs d'eau douce au monde à accueillir des requins-mangeurs d'hommes. Parfait, me dis-je, nous allons tous mourir soit noyés, soit décapités par des requins. J'essaye de ne pas paniquer, mais après deux heures de bateau sur les vagues tumultueuses du Lago de Nicaragua, j'ai hâte en titi de remettre les pieds sur terre.

En attendant le bateau, je prends un selfie du quai avec l'Isla de Omepete et un de ses volcans! C'est ma première photo de moi de l'année 2017! Ça débute bien.

Une vue de l'Isla de Ometepe, et le Lago de Nicaragua dont nous devons franchir les vagues afin d'atteindre notre petit paradis dans la jungle.


Nous restons au El Zopilote Finca Ecologica! Un site super sympa, où les repas sont servis avec des aliments locaux et de la ferme dans la jungle seulement. El Zopilote offre également des cours de yoga gratuit, des excursions, des guides pour de la marche en volcan, des cours de poterie, des cours de cuisson de pain au four maison, et bien plus encore!

À El Zopilote, nous restons dans la hutte de l'Iguane, une hutte dans la jungle surélevée du sol. Il y a un lit queen, et deux hamacs suspendus au plafond, le tout entouré de filet antimoustiques. Nous entendons les oiseaux et les singles chanter à longue de journée.

Voici la salle communautaire d'El Zopilote. Comme vous pouvez le voir, l'espace est grand ouvert, les tables et les chaises en bois et en paille, même le toit. Nous sommes dans la jungle.

Quelques photos de ma marche sur le site d'El Zopilote. En escaladant au sommet du fort, nous avons une superbe vue de coucher du soleil.

La vue au sommet du fort, à travers la flore de la jungle d'Ometepe.

Nous mangeons délicieusement bien dans la jungle, à ma grande surprise. Banane frite, pain frais, tomates sautées dans des épices, œufs brouillés et fromage fondu. Alors de notre séjour à Ometepe, ceci était le déjeuner préféré à papa.

Cet oiseau est partout sur Omepete, surtout dans la jungle! Ils attendent patiemment les dernières miettes de notre pain. On l'appelle long tail blue magpie en anglais. Selon notre livre de voyage, cet oiseau est originaire de cet endroit démographique.

De toute évidence, le deuxième volcan que papa et moi escaladerons lors de notre voyage est le volcàn Mandera sur Omepete. Nous étions morts à notre retour, complètement mort. Nous nous sommes planté les fesses dans un hamac avec de la bière, et n'avons pas bougé de la journée le lendemain. Toute une vie de pacha!

Voici la vue en route vers le sommet au Volcàn Mandera. Devant nous, sur cette splendide photo, nous avons le Volcàn Conceptiòn, le second volcan de l'île de volcans jumeaux (ou en miroir) de l'Isla de Ometepe.

Nous revenons si sales de notre marche au sommet du Volcàn Mandera! À la fin du voyage, j'ai jeté mes chaussures : elles étaient complètement détruites par la boue et l'argile! J'avais même de la boue dans les oreilles. En toute sincérité, je ne crois pas avoir été complètement propre jusqu'à mon retour au Canada, sans exagération!

Papa montre fièrement son repas du soir : des pâtes au pesto organique, fraîchement préparé sur la ferme du site d'El Zopilote! Nous sommes impressionnés.

Imaginez-vous que dans la jungle, la bière s'achète en litre! Quelle joie! Nous devons toute la journée, le lendemain de notre montée en volcan, à lire et à boire dans nos hamacs.

Dimanche, le 8 janvier 2017, au mardi 10 janvier 2017 : SAN JUAN DEL SUR

Du 8 au 10 janvier : nuits à Saltwater Hostel


Nous quittons le matin du 8 janvier pour nous rendre au bord! Cependant, quitter Omepete signifie une chose : prendre le bateau (si on peut appeler un bateau, c'est plutôt un baraque qui flotte à mes yeux) afin de rejoindre le continent. Direction San Juan Del Sur! San Juan Del Sur est considéré comme étant la capitale du surf au Nicaragua.


Notre auberge, Slatwater Hostel, n'était pas génial, surtout en comparaison au multiples auberges où nous sommes restés dès notre arrivée au pays. Celle-ci était sûrement celle que j'ai le moins aimé. Sale, et sombre, l'électricité fonctionnait une fois sur deux. La propriétaire était d'une humeur de cochon. Il y avait également une tempête de vent lors de notre rapide séjour à San Juan Del Sur. Néanmoins, nous avons passé beaucoup de temps dehors à explorer le village (qui est, en passant, absolument splendide!) et les marchés.

Même si le service à la clientèle était médiocre à Saltwater Hostel, les déjeuners étaient fraîchement préparés tous les matins, et le café au lait et à la canne à sucre était bon.

Une fois de plus, papa et moi adorons la bière du Nicaragua. Je dois avouer que nous en avons bu de nombreuses à chaque jour. Bahh, après tout, nous sommes en vacances!


Sur la photo de droite, je tiens un os de requin, d'après un type local au marché. Plutôt cool, comme petit trésor trouvé à la plage! Je l'ai donc gardé en souvenir de mon passage à San Juan Del Sur.

Papa et moi en profitons pour magasiner un peu. Nous devons ramener quelques souvenirs du Nicaragua à la famille. Papa se gâte et s'achète un vrai hamac, tissé au Nicaragua. Que va-t-il faire avec un hamac? Aucune idée. La meilleure question à se poser ici est, mais où compte-t-il accrocher son hamac? Bref, le fameux hamac à fait le voyage avec nous de Managua, Nicaragua, à Montréal, Canada. Quant à moi, un de mes souvenirs préférés est ce bracelet en argent et en pierre. Les couleurs m'ont tout de suite séduite.


À la photo de droite, nous avons des fruits tels que des ananas, des oranges et des papayes. Oui oui, ces énormes fruits de couleur orange sont bel et bien des papayes! Beaucoup plus énormes que celles que nous achetons à l'épicerie au Canada, n'est-ce pas?

Un superbe coucher de soleil à San Juan Del Sur. La vue de la terrasse à l'auberge Saltwater Hostel.



Mercredi, le 11 janvier 2017 : MASAYA et MANAGUA

Le 11 janvier : nuit à Airport X Managua Hotel


Mon dernier matin à Saltwater Hostel, et je dis adieu à mon déjeuner préféré, celui que j'ai dévoré tous les matins depuis trois jours. Nous quittons en autobus scolaire de voyage, rempli de locaux, en route vers Mayasa. À Masaya, nous devons transférer d'autobus pour nous rendre à Managua, où nous sommes atterri deux semaines plus tôt.


À Masaya, nous nous promenons un peu en attendant notre prochain autobus. Nous en profitons pour acheter des collations de fruits frais pour le reste de notre voyage en autobus.


Une petite mésaventure à la station de bus! Papa et moi avons été témoins d'un chauffeur d'autobus qui a été violent envers un jeune passager saoul (ou à la gueule bois de féroce), qui refusait de descendre de l'autobus. Au début, le jeune garçon saoul ne bougeait pas de l'autobus. Le chauffeur le secoue un peu pour tenter de le réveiller, en vain. Le chauffeur prend alors une bouteille d'eau, et lui jette de l'eau au visage. Toujours rien. Le chauffeur donne alors des petites tapettes au visage du garçon. Il se réveille violemment et commence à crier des injures en espagnol au chauffeur. Les deux crient des jurons : il y a une confrontation verbale. Le garçon pousse alors de chauffeur. Celui-ci se sentit agressé, et à bout de patience, lui assimile plusieurs coups de poing au visage. La bouche et le nez ensanglantés, le garçon saoul titube hors de l'autobus, pour aller continuer sa sieste quelque part dans le marché.


Petit truc cocasse lors de notre voyage en bus! Un prêtre a embarqué dans le bus lors d'un arrêt, et il a donné la messe en espagnol. Papa et moi nous nous regardions, confus. Eh bien oui! Le prêtre a donné la messe durant une bonne vingtaine de minutes. À la fin, il passait son chapeau et tous les passagers, même les plus pauvres, donnaient quelques pièces ou un billet. J'avais lu sur Internet que la religion catholique est bien vivante au Nicaragua. La messe est même offerte dans l'autobus de ville! Du vrai service ça.


De retour au Airport X Managua Hotel, papa et moi savourons notre dernier repas au Nicaragua, et bien sûr, notre dernière bière. Je dois vous dire que même six mois après mon retour, les bières locales du Nicaragua Tona et Victoria à 1$ US la bouteille me manquent encore.



Jeudi, le 12 janvier 2017 : MANAGUA, retour à MONTRÉAL


C'est avec le cœur lourd, la tête pleine d'aventures, et le corps piqué par les insectes que nous retournons au Canada, où le vent froid de l'hiver nous gifle le visage.


Merci papa pour ce superbe voyage. Des beaux moments de complicité entre toi et moi. Je t'aime, et joyeuse fête des Pères!


Voici une petite vidéo sympa de musique et de danse traditionnelles du Nicaragua. Bon spectacle!


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