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The Commune – Bytowne Cinemas

07/08/2017

(Image prise de http://www.tiff.net/films/the-commune/)

 

Le Bytowne…

 

Un petit cinéma tout charmant, au cœur d’Ottawa, qui redéfinit l’expérience cinématographique par ses films indépendants émouvants et originaux.

 

J’ai eu la chance d’y voir 3 films (trop peu!), qui m’ont tous les trois plus pour des raisons bien différentes.

 

Si vous en avez assez des films Hollywoodiens à l’eau de rose, des films d’aventure plein d’effets spéciaux mais vides de sens, et que les invraisemblances de ceux-ci vous exaspèrent, je vous conseille vivement d’essayer le Bytowne! Non que je n’apprécie pas, moi aussi, d’aller voir un de ces films éblouissants et rocambolesques de nos voisins américains de temps en temps, mais j’aime bien essayer de nouvelles choses, varier les plaisirs, et voir parfois des films qui font réfléchir et qui démontrent la vie telle qu’elle est perçue et vécue dans d’autres régions du monde.

 

Après chaque film au Bytowne je me suis sentie inspirée, vraiment connectée à l’effervescence de mes pensées. À chaque fois, j’ai eu les cils humides, des frissons tout le long de l’échine, et je me suis sentie réellement interpelée par la réalité des personnages, leurs mésaventures, leurs émotions si bien dépeintes par les images, les sons, et surtout les silences si réels et palpables. Je me suis sentie transposée dans leurs expériences, j’ai souffert, aimé, et ri avec eu à certains moments, et à d’autres je me suis sentie perplexe, je me suis posée des questions lorsqu’il s’agissait pour moi d’une sphère inconnue de l’expérience humaine (si riche et diversifiée qu’on ne saurait vraiment en parler au singulier).

 

Bon, tout cela peut sembler très vague, et c’est pourquoi je décrierai brièvement - et ce sans avoir une once d’ambition de capturer par mes mots l’ampleur de la profondeur de ce film - le dernier film que je suis allée voir au Bytowne, soit ‘‘The Commune’’.

 

The Commune, un film de Thomas Vinterberg

 

On suit l’histoire d’un couple et de leur fille, dont le mari hérite d’une grande maison ne valant pas moins d’un million de couronnes danoises.  Tout de suite ce dernier, Erik, pense vendre mais sa femme réussit à le convaincre d’en faire plutôt une ‘‘commune’’, c’est-à-dire une maison où cohabitent plusieurs personnes, amis et autres, pour revitaliser leur vie ensemble.

 

Vivre en commun, tout partager, prioriser la joie de vivre ensemble et les bonheurs simples plutôt que l’argent - voilà ce qu’on perçoit de ce contexte initial. Ça remet en question nos a priori sur la société, la famille nucléaire comme la base de tout, sans compter notre mode de vie de plus en plus individualiste. Cette belle solidarité quasi-familiale entre des presqu’étrangers m’a émue, et j’ai peut-être même ressenti une certaine envie à l’égard de cette liberté, cette joie partagée, cette proximité empreinte de compassion. Ça fait rêver!  

 

Mais la réalité des relations interpersonnelles n’est pas sans embûches, surtout lorsqu’il s’agit d’un couple qui perd une grande part de son intimité, de son affection mutuelle - peut-être inconsciemment, peut-être depuis longtemps (?). L’un part à la dérive dans les bras d’une autre, qu’on tente d’intégrer à cette vie commune si joviale - mais le rêve s’écroule alors peu à peu pour ceux qui sont à son origine.

 

On voit aussi l’impact d’une relation parentale mouvementée sur une enfant à l’aube de la sexualité - on en devine les contours.

 

La disparition d’un membre de cette ‘‘famille reconstituée’’ chamboule également ce bonheur qu’on espérait imperturbable.

 

Enfin, pour ne pas vendre la mèche, ni révéler les détails les plus croustillants du film, je ne ferai que souligner qu’humour, émotions vives (détresse, colère, désespoir…) et attachement sont au rendez-vous!

 

Perte de virginité avec un inconnu,

La maîtresse qui cohabite avec l’épouse,

Des hommes qui pleurent,

L’amour, la haine,

L’espoir et le désabusement,

La jeunesse et la vieillesse,

La vie et la mort,

Bref, un mesclun, un pot-pourri de sensations et de sentiments paradoxalement réaliste et touchant.

 

Le Bytowne, un bijou à Ottawa!

 

Ça en vaut vraiment la peine, la joie, le fou rire et tout ce que vous y verrez!

 

(Image prise de https://www.flickr.com/photos/rdb466/27936783775)

 

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