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Quelques lectures estivales… pour tous les goûts!

19/08/2017

 

Piège pour cendrillon – Sébastien Japrisot

 

Un livre comme vous n’en aurez jamais lu auparavant!

Une intrigue farfelue, et pourtant, qui sait, vraisemblable?! Je ne saurais le dire.

Déboussolée à quelques passages, perplexe à la lecture de certaines pages… On ne sait pas trop quoi penser en parcourant les lignes de ce petit bouquin.

 

C’est le plaisir de patauger dans le noir et d’être surprise à chaque page ou presque. Si comme moi, vous vous mettez à vous demander ce que vous penseriez ou feriez si vous étiez l’héroïne (ou le vilain) du livre, gare à vous! Vous plongerez dans une rivière de réflexions plus saugrenues les unes que les autres, serpentant dans des méandres inconnus. Japrisot vous fera repenser moralité, lucidité, humanité, et vous mettra au défi de distinguer le possible de l’impossible!

 

Un petit plaisir, plein d’inattendus, ce livre se lit comme on boit un bon petit verre de vin dont on tente jusqu’à la fin de saisir les saveurs nébuleuses. Agréablement biscornu, c’est une lecture qui change complètement des romans à l’eau de rose et contraste absolument avec nos pensées quotidiennes.

 

Il me faut d’ailleurs souligner qu’il s’agit d’un ouvrage paru pour la première fois en 1963 aux Éditions Denoël (France), pour lequel l’auteur s’est vu décerner le grand prix de littérature policière (https://www.babelio.com/livres/Japrisot-Piege-pour-Cendrillon/7474). Il a même été produit en film en 1965! Il ne me reste plus qu’à le regarder!

 

Une rescapée, un incendie, une amnésie, un meurtre?! Osez!

 

Verdict : je recommande pour une petite lecture estivale trépidante!

Attention : pour ceux qui apprécient ‘’to think outside the box’’!

 

 

Et Après… – Guillaume Musso

 

Un livre touchant, relatant une histoire qui nous presse de tourner page après page. Ce livre m’a fait monter les larmes aux yeux plus d’une fois. Le thème peut ne pas être alléchant au premier abord : la vie et la mort - deux réalités qui nous concernent tous mais à l’égard desquelles, pourtant, on évite le plus souvent de se questionner. L’auteur, en nous racontant une histoire attachante, nous permet d’aborder cette évidence inévitable de notre existence, sans toutefois être lourd, pesant.

 

Le récit m’a personnellement interpelée puisqu’il s’agit d’un avocat en droit des affaires prospère et talentueux de New-York, qui a un peu perdu pied dans sa vie, en se donnant corps et âme à son travail tout en négligeant sa famille. Il fait alors une découverte qui va bouleverser sa vie…

 

Il est facile de saisir le ‘‘cliché’’ du professionnel dévoué à son travail et jamais à la maison, qui n’en est pas moins réel pour plusieurs et qui préoccupe plus d’un jeune juriste (ou autre jeune professionnel débutant sa carrière), j’en suis certaine (car moi-même concernée).

 

Guillaume Musso nous garde captivés, le regard fixé à ses lignes, et ce jusqu’à la fin où on arrive au climax de son récit, soit à la révélation de cette énigme humaine bien particulière.

 

Loin d’être dramatique ou macabre, l’auteur a réussi, je pense, à créer une histoire humaine et - je me permets de le répéter - touchante. Il réussit à susciter une belle réflexion sur la valeur de la vie (notre unique vie), de l’amour, sur le sens du ‘‘succès’’ si prisé en société, sur le dur équilibre entre famille et travail (un sujet qui en rejoint plus d’un), ainsi que sur la soif de gloire et de reconnaissance sociale, au dépens d’autres sentiments et trésors de la vie qu’on prend souvent pour acquis…

 

Verdict : je recommande - pour se divertir tout comme pour réfléchir!

Attention : chers êtres sensibles, vous pourriez verser quelques larmes!

 

 

Samarcande – Amin Maalouf

 

Une balade historique (bien que le récit lui-même soit fictif) et culturelle au cœur de la Perse, à travers les âges. Un récit fascinant, rédigé d’une plume gracieuse et lyrique. Politique et coups d’état, religion et hérésie, amour et amants, poèmes et rubaiyats, quel délicieux mélange!

 

Amin Maalouf m’a surpris encore cette fois-ci, par son style mielleux, poétique et riche. Son maniement des mots est surprenant. Il réussit à nous plonger dans un univers persan en plein mouvement; à nous faire découvrir la scène politique orientale et ses soubresauts.  On suit l’histoire du célèbre manuscrit d’Omar Khayyam, écrivain et savant persan du 11ème siècle. Et à travers celle-ci on rencontre des personnages de toute sorte dans un décor si bien décrit que les images fusent à travers les lignes.

 

Nulle description ne pourrait donner un juste aperçu du petit trésor que nous livre Amin Maalouf. En voici donc quelques extraits qui m’ont particulièrement plus :

 

‘‘Nos corps peuvent prolonger nos mots, ils ne peuvent les remplacer ni les démentir.’’ (p. 77)

 

‘‘Cette fois, son regard était au loin, elle m’offrait son profil à contempler, sa peau halée d’un grain si pur. La douceur aurait-elle un teint, ce serait le sien; le mystère aurait-il une lueur, ce serait la sienne. J’en avais les joues moites, les mains froides. Le bonheur battait mes tempes. Dieu, qu’elle était belle, ma première image de l’Orient! une femme comme seuls auraient su la chanter les poètes du désert : sa face le soleil auraient-ils dits, ses cheveux l’ombre protectrice, ses yeux des fontaines d’eau fraîche, son corps le plus élancé des palmiers, son sourire un mirage.’’ (p. 220)

 

‘‘Le temps a deux visages, se dit Khayyam, il a deux dimensions, la longueur est au rythme du soleil, l’épaisseur au rythme des passions.’’

 

‘‘Il m’est arrivé de me promener dans les environs de Samarcande, j’y ai vu des ruines avec des inscriptions que nul ne sait plus déchiffrer, et je me suis demandé : que reste-t-il de la ville qui s’élevait ici jadis? Ne parlons pas des hommes, ce sont les plus éphémères des créatures, mais que reste-t-il de leur civilisation? Quel royaume a subsisté, quelle science, quelle loi, quelle vérité? Rien. J’ai eu beau fouiller dans ces ruines, je n’ai pu découvrir qu’un visage gravé sur un tesson de poterie et un fragment de peinture sur un mur. Voilà ce que seront mes misérables poèmes dans mille ans, des tessons, des fragments, des débris d’un monde à jamais enterré. Ce qui reste d’une cité, c’est le regard détaché qu’aura posé sur elle un poète à moitié ivre.’’ (p. 47)

 

Verdict : une lecture enrichissante & peu comme les autres, je recommande! Et je conseille fortement, à ceux qui aimeront, de s’intéresser aux autres ouvrages de cet auteur!

Attention : pour les amoureux des mots, ceux qui sont curieux de découvrir l’Orient, l’Empire perse, et qui ont l’esprit ouvert - bref qui n’ont pas peur de buter sur des référents culturels qui leur sont inconnus - cet ouvrage est pour vous!

 

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