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Du désespoir à l'espoir : 70e anniversaire du journal d'Anne Frank

27/11/2017

 

Le mois de novembre 2017 souligne le 70e anniversaire du journal d'Anne Frank. Avant de présenter le journal intime de la petite Anne Frank, il est important de bénéficier d'un contexte historique afin de bien se situer. Pour ceux et celles qui n'ont pas encore eu le plaisir de lire le journal d'Anne Frank, il n'est jamais trop tard pour chamboulée votre façon de voir la vie, et surtout, de percevoir la guerre. Il faut se rappeler que le journal d'Anne Frank est une histoire vraie, vécue et racontée par la narratrice et l'auteure elle-même, Anne Frank, et non une oeuvre de fiction historique.

 

Qu'est-ce que l'Holocauste?

 

L'Holocauste (nom masculin), aussi nommé la Shoah, est l’extermination systématique par l'Allemagne nazie d'entre cinq et six millions de Juifs, soit les deux tiers des Juifs d'Europe et environ 40 % des Juifs du monde, pendant la Seconde Guerre mondiale. Des homosexuels, des transsexuels, et des handicapés (physiques et mentaux) furent également exécutés en masse. Les motifs de ces crimes : race, couleur, origine ethnique, religion, convictions politiques, conditions sociales. Les nazis et leur chef, Hitler, exploitent la haine traditionnelle contre les Juifs pour les rendre responsables des problèmes de l’Allemagne, y compris la défaite de la Première Guerre mondiale en 1918. En somme, les Juifs deviennent le bouc émissaire de tous les maux de la société.

 

Il serait très dangereux de croire de l'Holocauste est le résultat d'une folie criminelle spontanée et impulsive par les Nazis, mais plutôt l'Holocauste est une accumulation de haine et de discrimination depuis des millénaires contre les Juifs, un phénomène que nous appelons désormais de l'antisémitisme.
 

Qu'est-ce que l'antisémitisme? 

 

L’antisémitisme est le nom donné de nos jours à la discrimination et à l'hostilité manifestées à l'encontre des Juifs en tant que groupe ethnique, religieux ou racial. Un individu antisémite est donc quelqu'un qui voue une hostilité, une haine, et un dégoût profond envers les Juifs. L'antisémitisme est sans aucune doute une descendance du racisme, mais dirigée de manière étroite et spécifique envers la religion judaïsme.

 

 

Le journal d'Anne Frank

 

Parmi les millions de Juifs assassinés par les Nazis lors de la Deuxième Guerre mondiale, Anne Frank est morte du typhus en mars 1945 au camp de concentration à Auschwitz, âgée de 15 ans. Son père, Otto Frank, est le seul survivant de la famille. Il met la main sur le journal de sa fille. Endeuillé et seul, le journal d'Anne le réconforte et l'impressionne au plus grand point : il n'a jamais reconnu ce talent littéraire en elle. Otto Frank partage le manuscrit de sa fille à une maison d'édition polonaise. En 1947, un tirage de 3 000 exemplaires sont disponibles en libraire en néerlandais. De nombreuses éditions suivent, ainsi que des traductions, une pièce de théâtre et un film. Sa première publication en 1947 marque son 70e anniversaire cette année.

 

La famille Frank s'était réfugiée en 1942 dans une annexe secrète d'un bâtiment appartenant à la société du père, Otto Franck, afin d'échapper aux Allemands. Jeune adolescente, Anne y avait rédigé son journal, qui est devenu l'un des récits emblématiques de l'Occupation allemande, jusqu'à l'arrestation et la déportation de la famille. Edith et Margot, la mère et la sœur d'Anne, meurent à Auschwitz. Otto Frank est le seul des huit occupants de l'annexe secrète à avoir survécu à l'Holocauste, et décède en 1980 à l'âge de 91 ans.

 

La guerre est ainsi racontée au point de vue du jeune adolescente. Cachée dans une maison durant plus de deux ans, Anne raconte sa vie clandestine, vacillant entre la peur, la maladie, l'ennuie, et l'isolation, où son seul passe-temps est d'écrire avec attention et discipline dans un journal intime. En 1944, les huit clandestins, y comprit Anne, furent découvert par les Nazis. À ce jour, et après de nombreuses enquêtes menées par des historiens, nous ne savons pas comment la cachette, infaillible pendant lors de deux de deux ans, a été découverte. 

 

Très intelligente, Anne utilise des pseudonymes dans son journal afin de parler des membres de sa famille et des autres clandestins, par pure précaution. Si son journal tombe entre les mains d'un soldat Nazi, ce n'est pas un danger pour les siens. Son journal est sa seule source de réconfort : elle l'appelle donc Kitty, et se lie d'amitié avec elle, comme sa confidente.

 

 

Le journal d'Anne Frank est un livre que j'ai eu dans ma jeunesse. J'ai entamé sa lecture pour la première à l'âge de 15 ans : Anne Frank est morte à 15 ans. Je ne pouvais pas m'empêcher de m'imaginer à sa place, à vivre cachée dans un placard avec sept autres individus, coincée ainsi durant plus de deux ans afin d'échapper à la mort, en attendant que la guerre finisse un jour. Sans contact avec le monde extérieur, Anne vit dans la peur de voir des les siens mourir, séparés l'un de l'autre. Bien évidemment, elle tremble à l'idée de sa propre mort.

 

 

Dans son journal et avec l'aide de l'écriture, elle reflète avec la violence humaine. Elle pense aux hommes, et nous suivons ses réflexions de jeunes adolescente. Prise au beau milieu de cette guerre tragique et la sanglante, Anne croit en l'humanité, et ne perd pas espoir. Malgré tout, elle se réconforte en croyant avec chaque fibre de son corps que l'hommes est fondamentale bon. Et pourtant, ce sont des hommes ignobles et la chasse pour ainsi l'exécuter. Quelque part dans son cœur et à la surface de son âme, Anne exerce le pouvoir et la bonté de pardonner. C'est sincèrement admirable.

 

La lecture de ce journal intime m'a arraché quelques larmes, noyée par un torrent d'émotions, et à la fois réconfortée par la sagesse enfantine. Anne raconte la guerre, un enjeu politique si complexe, de manière réelle, humaine et simpliste. La guerre telle qu'est pour celui qui l'endure. Moi-même si jeune, n'ayant pas connu la guerre, la clandestinité, la mort, la famine et le froid, ce journal m'a fait comprendre certaines choses : le pouvoir du pardon inconditionnel sur la conscience, la serviabilité humaine, l'importance du contact social, l'influence psychologue du rejet, ainsi que la confusion et l'incohérence de la discrimination. Le fantôme d'une jeune juive nous invite à plonger dans ses pensées, un univers de complicité partagé à travers les pages de son journal intime.

 

Cette année, les Nations unies souligne le 70e anniversaire de la toute première publication du journal d'Anne Frank. Dans le cadre d'une campagne Du souvenir à l'avenir menée par les Nations Unies,  des programmes éducatifs sont élaborés dans le but de graver dans l’esprit des générations futurs les enseignements de l’Holocauste. L'éducation et la sensibilisation est la clé afin d’aider à prévenir les actes de génocide.

 

J'aimerais vous partager quelques citations qui m'ont particulièrement touchées.
 

  • « Il y a tout simplement chez les hommes un besoin de ravager, un besoin de frapper à mort, d'assassiner et de s'enivrer de violence, et tant que l'humanité entière sans exception n'aura pas subi une grande métamorphose, la guerre fera rage, tout ce qui a été construit, cultivé, tout ce qui s'est développé sera tranché et anéanti, pour recommencer ensuite. »
     

  • « Je crois encore à la bonté innée des hommes. Il m'est absolument impossible de tout construire sur une base de mort, de misère et de confusion, je vois comment le monde se transforme lentement en un désert, j'entends plus fort, toujours plus fort, le grondement du tonnerre qui approche et nous tuera, nous aussi, je ressens la souffrance de millions de personnes et pourtant, quand je regarde le ciel, je pense que tout finira par s'arranger, que cette brutalité aura une fin, que le calme et la paix reviendront régner sur le monde. »
     

  • « Je m'aperçois vraiment qu'avec un peu d'hypocrisie j'ai plus à gagner qu'avec mes opinions sincères, que personne n'a jamais demandées ni estimées. »
     

  • « Les femmes sont des soldats qui luttent et souffrent pour la survie de l'humanité, beaucoup plus braves, plus courageux, que tout ces héros de la liberté avec leur grande gueule. »
     

  • « Je ne cesse de chercher un moyen de devenir comme j'aimerais tant être et comme je pourrais être, si..personne d'autre ne vivait sur terre. » (ce fut la dernière phrase écrite par Anne, le mardi 1 août 194, 3 jours avant la découverte de leur cachette par les Nazis).

 

Merci Anne, de faire comprendre aux gens du passé et du futur les répercussions de la guerre sur l'humanité entière au niveau moral. Comme vous, moi et tant d'autres, Anne ne veut pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien. Moi, je veux continuer à vivre, même après ma mort.

 

 

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