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Le muet et le réfugié

23/01/2019

 

Entre le travail de 9h à 17h, les rendez-vous, les engagements familiaux, les courses, les commissions, la cuisine, le ménage, et le prochain épisode sur Netflix qui nous hante, j'ai délaissé la lecture. Mon temps à l'université a également rendu la lecture une tâche, une obligation. Des lectures de manuels universitaires, des articles scientifiques, des thèses. Bref, l'étude où les pages à lire, à relire, à surligner, à apprendre par cœur s'empilaient sur mon bureau. 

 

Lire pour le plaisir a simplement pris le bord. Je le regrette. Je ne suis plus étudiante depuis plus de deux ans. Je désire commencer l'année 2019 en revenant à la souche de mon loisir favori : lire pour le simple plaisir de lire. Découvrir et voyager pour appendre sur les autres, et encore davantage sur moi-même. De me perdre dans la prose d'auteurs et d'auteures de tous les âges. Se noyer dans la prose d'auteurs canadiens, américains, européens, et d'ailleurs. De me retrouver dans la prose d'auteurs d'époques diverses. De me nourrir de la prose des auteurs de nombreuses nationalités. 

 

Résolution 2019 : lire un livre par mois. Est-ce suffisant?

 

Enfin d’assimiler le plus d'information possible, j'aimerais m'ouvrir à plus qu'une culture linguistique. Lire et écrire en français, c'est ma niche. C'est ce que je connais de mieux. Afin de me pousser davantage et d'épanouir mon lexique, je décide alors de moderniser ma résolution de l'année 2019 - parce que pourquoi ne pas se pousser hors de sa zone de confort? Lire en anglais, c'est accéder à un corpus riche de publications de tous les genres, sans non plus négliger le talent des auteurs français et canadiens-français.

 

Nouvelle résolution 2019 : lire un livre en français et un livre en anglais par mois.

 

Au menu pour le mois de janvier 2019 :

 

  • Livre en français : Le garçon, de Marcus Malte

  • Livre en anglais : Sea Prayer, de Khaled Hosseini

 

Allons-y, Alonzo! Bonne lecture.

 

 

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Le garçon, de Marcus Malte

 

Le garçon, c'est le muet. 

 

La couverture arrière du roman :

 

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements.

 

Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctuées des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde.
 

 

Un mot sur l'auteur :

 

Marcus Malte est né en 1967 à la Seyne-sur-Mer. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, les Harmoniques.

 

 

Mes commentaires :

 

Malte m'a laissé troubler à la fin de son roman Le garçon. Le message que j'en tire est simple : le garçon, c'est le fœtus, c'est le Adam, premier homme sur terre, ou bien le mystérieux nu qui tombe du ciel. Illettré et incivilité, il est mué à l'influence mentale et sociale de l'Homme. La civilisation dans toute sa folie : la guerre, la mort, le suicide, la famine, la violence, la torture, la jalousie, la haine, la peur et la fugue. La civilisation dans toute son élégance : l'art, la musique, la poésie, la tendresse, l'intimité, l'amitié, la compassion, le confort, la loyauté, l'humilité et le pardon. Et quelque part dans tout ça, il y a la religion. 

 

Qu'y a-t-il de précieux en ce monde? Qu'y a-t-il de sacré? À la naissance, nous sommes initiés à l'influence sociale humaine. Au bon, au mauvais, aux valeurs. Bref, aux autres. Le garçon, lui sortit du bois quasi sauvage au début de l’adolescence, débrouillard, attentif, et muet. Il se jette chez l'Homme. Ou c'est l'Homme qui se jette sur lui? Va savoir. Le garçon, une œuvre de Marcus Malte qui bouleverse, qui chavire. 10/10.

 

Quelques citations favorites :

 

« Il n'existe aucune autre créature sur terre, qui puisse s’enorgueillir de mettre autant d'intelligence, autant d'imagination, autant de talents dans la façon d'occire son prochain. Aucune qui consacre autant de temps et de moyens à la destruction de ses propres congénères. »

 

« Son art était celui du maquillage, qu'il poussait jusqu'à illusion. Mets une couronne sur la tête d'un singe et ça devient un roi. Mets des grelots sur la couronne du roi et ça devient un bouffon. » (p. 137)

 

« Éliminer le maître ne permettra pas d'éliminer les valets que vous êtes. Pourquoi ? Parce qu'un autre aussitôt prendra sa place, et un autre après lui, et encore un autre. Sans fin. Le cycle se poursuivra et la cohorte des valets se perpétuera. Parce que ce qui fait un valet ce n'est pas son maître, ce qui fait un valet c'est son désir de devenir maître. Cela et rien d'autre. Tuer le maître ne serait donc d'aucune utilité, ce qu'il faut c'est tuer, c'est éradiquer le désir de l'être. » (p. 79)

 

 

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 Sea prayer, de khaled hosseini

 

Sea Prayer, c'est le réfugié syrien. 

 

Couverture arrière du roman :

 

Un court livre illustré et puissant écrit par le romancier à renommer internationale Khaled Hosseini en réponse à la crise actuelle des réfugiés, Sea Prayer (Une prière à la mer) est une lettre d'un père à son fils, à la veille de leur voyage. Surveillant son fils endormi, le père réfléchit à la dangereuse traversée de la mer qui les attend. C’est aussi un portrait vivant de leur vie à Homs, en Syrie, avant la guerre, et de la transformation rapide de cette ville, désormais une zone de guerre meurtrière.

 

Poussé à écrire cette histoire par l'image obsédante du jeune Alan Kurdi, ce garçon syrien âgé de trois ans dont le corps a été retrouvé sur la plage en Turquie en septembre 2015, Hosseini espère rendre hommage à des millions de familles, comme celle de Kurdi, qui risquent tout pour trouver la paix, malgré les dangers de la mort approximative. Les profits par la vente de ce livre vont à l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, ainsi qu'à la Fondation Khaled Hosseini pour aider à financer des efforts de secours.

 

 

Un mot sur l'auteur :

 

Khaled Hosseini est né à Kaboul, en Afghanistan, et a déménagé aux États-Unis en 1980. Khaled Hosseini est l’un des écrivains les plus lus au monde, avec plus de cinquante-cinq millions d’exemplaires de ses romans vendus dans plus de soixante-dix pays : The Kite Runner, A Thousand Splendid Suns et And the Mountains Echoed. Hosseini est le fondateur de la Fondation Khaled Hosseini, un organisme à but non lucratif qui fournit une assistance humanitaire à la population afghane.

 

 

Mes commentaires :

 

Ce quatrième livre de Khaled Hosseini se lit vite (à peine 5 minutes). Accessible à ceux de tous les âges, je vois quelque chose de pur et de poétique dans ce conte, qui est loin d'un conte de fées où ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps. Qui sait? Pourtant c'est exactement ça qui pousse les réfugiés à abandonner la terre mère à la quête d'un nouveau début - pour y vivre heureux jusqu'à la fin des temps

 

Ce n'est pas un conte. Sea Prayer, c'est une ode. Une ode à tous les réfugiés qui ont dû fuir la mort par la peur. La pureté de ce court livre de poésie à images nostalgiques repose dans la vérité elle-même de son contexte : l'acceptation et la tolérance. Son effet est magique. 

 

 

Quelques citations favorites :

 

« This book is dedicated to the thousand of refugees who have perished at sea fleeing war and persecution. »

 

« These are only words. A father's tricks. It slays your father, your faith in him. Because all I can think tonight is how deep the sea, and how vast, how indifferent. How powerless I am to protect you from it. »

 


 

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Au menu pour le mois de février 2019 :

 

  • Livre en français : Pourquoi pas?, de Mylène Viens

  • Livre en anglais : Tiny Beautiful Things, de Cheryl Strayed

 

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