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L'Homo sapiens et le curieux

19/06/2019

 

Résolution 2019 : lire un livre en français et un livre en anglais par mois.

 

Entre le travail de 9h à 17h, les rendez-vous, les engagements familiaux, les courses, les commissions, la cuisine, le ménage, et le prochain épisode sur Netflix qui nous hante, j'ai délaissé la lecture. Mon temps à l'université a également rendu la lecture une tâche, une obligation. Des lectures de manuels universitaires, des articles scientifiques, des thèses. Bref, l'étude où les pages à lire, à relire, à surligner, à apprendre par cœur s'empilaient sur mon bureau. 

 

Lire pour le plaisir a simplement pris le bord. Je le regrette. Je ne suis plus étudiante depuis plus de deux ans. Je désire commencer l'année 2019 en revenant à la souche de mon loisir favori : lire pour le simple plaisir de lire. Découvrir et voyager pour en apprendre sur les autres, et encore davantage sur moi-même. 

 

Consultez mes lectures de janvier 2019 : Le muet et le réfugié

Consultez mes lectures de février 2019 : L'aventurière et la chroniqueuse

Consultez mes lectures de mars 2019 : Le peintre et la manipulatrice

Consultez mes lectures d'avril 2019 : Le fils et la fille

Consultez mes lectures de mai 2019 : La séductrice, l'aveugle et l'orphelin

 

Au menu pour le mois de juin 2019 :

 

  • Livre en français : Sapiens : Une brève histoire de l'humanité, par Yuval Noah Harari

  • Livre en anglais : The Shadow of the Wind, par Carlos Ruiz Zafón

 

L'Homo sapiens, c'est notre ancêtre. L'évolution a fait de lui un de nous. Il nous lègue d'agriculture, la chasse et l'instinct de survie. L'humain d'aujourd'hui s'arme de religions, de la médecine, de la technologie et de systèmes sociopolitiques. 

 

Le curieux, c'est Daniel. Il découvre l'écrivain Carax, et il tombe immédiatement sous le charme de sa plume. Cependant, l'oeuvre de Carax disparaît et les gens ne semblent pas connaître son identité. Le jeune Daniel tente ainsi de percer le mystère de son auteur favori.

 

Allons-y, Alonzo! Bonne lecture.

 

 

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Sapiens : Une brève histoire de l'humanité, de Yuval Noah Harari

 

 

La couverture arrière du roman :

 

Le professeur décrit comment l'espèce Homo sapiens a réussi à survivre et à dominer la planète. Il poursuit son analyse de l'humanité en expliquant la naissance de concepts tels que la religion, la nation, les droits de l'homme. Il s'interroge également sur l'évolution contemporaine à travers le poids de la bureaucratie ou de la consommation de masse, et s'inquiète pour l'avenir de la planète.

 

 

Un mot sur l'auteur :

 

Yuval Noah Harari, né le 24 février 1976 à Kiryat Ata, est un historien et professeur d’histoire israélien. Enseignant à l’université hébraïque de Jérusalem, il est l'auteur du best-seller international Sapiens : Une brève histoire de l'humanité et de sa suite Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir.

 

 

Mes commentaires :

 

J'ai une relation amour-haire avec ce livre. En toute honnêteté, je n'ai pas encore terminé la lecture du livre, que j'ai commencé à la fin du mois d'avril.

 

J'ai une fois de plus une opinion impopulaire! Il semble que cela devient routinier pour moi, de ne pas profiter d'un livre populaire que tout le monde semble aimer. Je vous partage donc mon opinion non filtrée de ce livre que je n'ai lu qu'à 35%. Préparez vos tomates et vos œufs.

 

Le début, donc la première partie, de Sapiens : Une brève histoire de l'humanité est bien. La voix de l'auteur et les informations sur les débuts de l'humanité étaient fascinantes. C'était une bonne première impression. J’étais intriguée; je me suis dit que ça commençait bien, donc mes standards étaient élevés pour les parties suivantes.

 

Je n'ai pas lu de non-fiction sur l'origine des humains, ou vaguement, donc j'étais enthousiaste à l'idée de mieux comprendre nos origines. Je ne pouvais pas m'empêcher de souligner des passages intéressants à inclure dans ma critique ou à lire plus tard. Voici quelques-uns de ceux qui ont suscité mon intérêt.

 

« Il est relativement facile de convenir que seul l’Homo sapiens peut parler de choses qui n’existent pas vraiment et croire six choses impossibles avant le petit déjeuner. Vous ne pourriez jamais convaincre un singe de vous donner une banane en lui promettant des bananes après sa mort au paradis des singes. » Raconter des histoires efficaces n’est pas chose facile. La difficulté n’est pas de raconter l’histoire elle-même, mais bien de convaincre tout le monde d'y croire.

 

Une grande partie de l'histoire tourne autour de cette question : comment convaincre des millions de personnes de croire à des histoires particulières concernant des dieux, des nations ou des sociétés à responsabilité limitée? Cependant, quand il réussit, cela donne un immense pouvoir à Sapiens, car il permet à des millions d’étrangers de coopérer et d’atteindre des objectifs communs. Cependant, tout a commencé à décliner quelque part au milieu de la partie II. En tant que lectrice enthousiaste et excitée, je suis lentement devenue énervée, déçue et je n'ai pas terminé la lecture.

 

J'ai eu plusieurs problèmes qui ont affecté mon expérience de lecture et j'ai l'intention de les illustrer ci-dessous. Tout d’abord, je me suis vite fatigué de l’humour ironique et condescendant de l’auteur. Son ego transpirait de toutes ses paroles, de ses opinions personnelles et de la façon dont il tentait de les faire valoir m'énervait de plus en plus.

 

Deuxièmement, j’ai eu le sentiment que beaucoup de ses hypothèses et extrapolations n’avaient aucune preuve et qu’elles ne représentaient que l’opinion personnelle de l’auteur. Par exemple, la façon dont il a soutenu le livre dans lequel les humains étaient mieux en tant que chasseurs-cueilleurs sans apporter de véritables arguments à l'appui de son opinion.

 

Enfin, j'ai eu un problème avec la portée de Sapiens. Comme le suggèrent les titres, le livre tente d’être une brève histoire de l’humanité. Je pense qu'il n'a pas très bien réussi à faire cela. La raison en est qu'il est tout à fait impossible de faire ce que l'auteur avait prévu de faire en moins de 500 pages. La tâche est trop vaste. Le résultat est un mélange de tout, sans structure, sautant d'un sujet à l'autre et déroutant le lecteur. L'information était trop vague, trop générale, résultante à une série de questions plus ou moins intéressantes. 

 

Je sais que l'expérience que lors de cette lecture est le résultat du genre de livres que j'aime et que j'apprécie : des mémoires, de la fiction historique, etc. En fin de compte, Sapiens : Une brève histoire de l'humanité me donnait l'impression de lire une très longue thèse universitaire d'un étudiant, ou le très long scripte d'un documentaire par National Geographic.

 

Ce livre m'a été recommandé par beaucoup, et offert en cadeaux. Ce livre a changé ma vie et même This is a real page turner sont parmi des commentaires qui m'ont été communiquer personnellement par des êtres chers qui désirait que cette lecture créée une expérience similaire pour moi. Après plus de 100 pages, c'est simplement inintéressant. J'ai donc suspendu ma lecture jusqu'à ce jour. 

 

Résumé l'histoire de l'humanité en 500 pages, c'est un projet ambitieux. Chapeau, je respecte l'auteur Yuval Noah Harari pour son expertise, et clairement, il a gagné de nombreux admirateurs avec la publication de Sapiens. Malheureusement, je ne peux pas dire que j'en fais partie.

 

 

Quelques citations favorites :

 

« Des millions d’années nous ont modelés pour vivre et penser en membres d’une communauté. Il aura fallu deux petits siècles pour faire de nous des individus aliénés. (…) Les communautés intimes comblaient les besoins émotionnels de leurs membres et étaient essentielles à la survie et au bien-être de tous. Au cours des deux derniers siècles, les communautés intimes ont dépéri, laissant les communautés imaginaires occuper le vide émotionnel. La nation et la tribu de consommateurs sont les deux exemples les plus importants de ces communautés imaginaires. La nation est la communauté imaginaire de l’État; la tribu de consommateurs, la communauté imaginaire du marché. (…) La nation fait de son mieux pour cacher son caractère imaginaire. La plupart des nations se présentent comme une entité naturelle ou éternelle, créée à quelque époque primordiale en mêlant le sang des hommes au sol de la mère patrie. »

 

« Voici 70 000 ans, Homo sapiens n’était qu’un animal insignifiant qui vaquait à ses affaires dans un coin de l’Afrique. Au fil des millénaires suivants, il s’est transformé en maître de la planète entière et en terreur de l’écosystème. (…) Par malheur, le régime de sapiens sur terre n’a pas produit jusqu’ici grand-chose dont nous puissions être fiers. (…) Bien souvent, l’accroissement massif de la puissance humaine n’a pas amélioré le bien-être individuel des Sapiens. (…) Nous sommes plus puissants que jamais, mais nous ne savons trop que faire de ce pouvoir. Pis encore, les humains semblent plus irresponsables que jamais. (…) Ainsi, faisons-nous des ravages parmi les autres animaux et dans l’écosystème environnant en ne cherchant guère plus que nos aises et notre amusement, sans jamais trouver satisfaction. »

 

 

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The Shadow of the Wind, de Carlos Ruiz Zafón

 

 

Couverture arrière du roman :

 

À Barcelone, en 1945, un petit garçon, Daniel Sempere, est conduit par son père au cimetière des livres oubliés. À la suite d'un rituel, Daniel est lié à un livre : The Shadow of the Wind écrit par Julian Carax. Ce livre change la vie du garçon, qui s'aperçoit par la suite qu'un homme brûle tous les livres de Carax. 

 

 

Un mot sur l'auteur :

 

À l'âge de quatorze ans, Carlos Ruiz Zafon écrit son premier roman, une histoire de 500 pages. À dix-neuf ans, il choisit de commencer sa carrière dans la publicité, qu'il quitte pour se consacrer à son roman Le Prince de la brume, publié en 1993 (prix de la jeunesse d'Edebé en 1993).

 

Son quatrième roman, The Shadow of the Wind a été sélectionné dans les romans étrangers pour le prix Femina 2004. Il a reçu aussi des prix littéraires français, comme le Prix des Amis du Scribe et le Prix Michelet en 2005, ainsi qu'au Québec, comme le Prix des libraires du Québec 2005 (Roman hors Québec). En janvier 2010, le classement de plusieurs magazines dédiés à l'édition, dont Livres-Hebdo en France et The Bookseller en Grande-Bretagne, l'introduit à la cinquième place des écrivains de fiction les plus vendus en Europe en 20091.

 

Carlos Ruiz Zafón, né le 25 septembre 1964 à Barcelone, est un auteur espagnol. Ruíz Zafón écrit principalement en espagnol. Il habite depuis 1993 à Los Angeles, où il écrit des scénarios de films.

 

 

Mes commentaires :

 

Mystérieux. Hanté. Imaginatif. Séduisant. Sentimental. Ce livre est l'histoire d'un livre.

 

La liste d'adjectifs est sans fin, et bien que ce livre soit tout cela et plus encore, la seule chose que je retire réellement de The Shadow of the Wind et que je me souviendrai à jamais, c'est la façon dont cela m'a fait apprécier l'art de la narration. Je n'avais pas l'impression de lire un roman. J'avais l'impression qu'un vieil ami de la famille était assis à côté de moi et me racontait son histoire favorite, ou encore l'histoire de sa vie. J'étais amoureuse des nuances de la langue, et j'étais bouleversée par l'action, séduite par le suspense. C'est un réel plaisir de vivre une histoire tout en la lisant.

 

C'est un excellent ouvrage de littérature. The Shadow of the Wind contient des récits poétiques, des rebondissements choquants, des personnages bien développés, du symbolisme, de l'humour, de la romance, de la trahison, de l'action, de la sentimentalité, de la nostalgie et bien plus encore. Pour les amateurs de livres, et encore davantage pour les fans du genre meurtre et mystère/suspense, The Shadow of the Wind est exemplaire car il tourne autour de la vie mystérieuse d'un auteur peu connu (Julian Carax) que le protagoniste principal, Daniel, découvre par hasard dans une réserve secrète de littérature appelée le Cimetière des livres oubliés.

 

À partir de ce point culminant où Daniel met la main sur ce livre par un auteur inconnu, The Shadow of the Wind se développe rapidement en une histoire rocambolesque entre le bien et le mal, entraîné par la jalousie et enveloppé par la soif de la vengeance. J'ai lu des plaintes que l'intrigue de ce livre se développe trop lentement. Je peux comprendre cela - ce n’est pas un livre léger et ce n’est pas une lecture rapide. Mais le fait de se plonger dans ce récit dense vaut la peine de prendre le temps nécessaire pour se rendre jusqu'à la fin.

 

Le complot, la guerre, la mort, l’amour, la loyauté plus que jamais. Accepter sa mort. L’intrigue est déchirante. C’est sans aucun doute le meilleur livre de meurtre et mystère que j’ai jamais lu. Ce n'est pas surprenant que Stephen King ait dit que The Shadow of the Wind est « one gorgeous book ». New York Times a aussi dit que Carlos Ruiz Zafon « has outdone even the mighty Charles Dickens ». J’ai pleuré en dévorant son écriture, avec impatience et gourmandise. Fascinant. Du pur génie du début à la fin. Chaque détail et phrase sont réfléchis et connectés. Folie, meurtre, et l'amour condamné. Magnifique roman.

 

Amoureuse des livres, amoureuse de la fiction historique, amoureuse des mystères aux rebondissements choquants, amoureuse des histoires générationnelles de vengeance, amoureuse des batailles ultimes entre le bien et le mal, je vous invite à entrer dans le Cimetière des livres oubliés. . . et vous perdre dans l'ombre du vent.

 

 

 

« I found my father asleep in his dining-room armchair, with a blanket over his legs and his favourite book open in his lap - a copy of Voltaire's Candide. »

 

 

Quelques citations favorites :

 

« Women have an infallible instinct for knowing when a man has fallen madly in love with them, especially when the male in question is both a complete dunce and a minor. I fulfilled all the requirements for Clara Barcelo to send me packing, but I preferred to think that her blindness afforded me a margin for error and that my crime - my complete and pathetic devotion to a woman twice my age, my intelligence, and my height - would remain in the dark. »

 

« People talk to much. Humans aren’t descended from monkeys. They come from parrots. »

 

« Nothing would make his mother happier than to hear how he is. You women listen more to your heart and less to all the nonsense. That’s why you live longer. »

 

« I imagined Julian Carax at my age, holding that image in his hands, perhaps in the shade of the same tree that now sheltered me. I could almost see him smiling confidently, contemplating a future as wide and luminous as that avenue, and for a moment I thought there were no more ghosts there than those of absence and loss, and that the light that smiled on me was borrowed light, real only as long as I could hold it in my eyes, second by second. »

 

 

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Au menu pour le mois de juillet 2019 :

 

  • Livre en français : Le goût du Goncourt, par Luc Mercure

  • Livre en anglais : The Woman is Cabin 10, par Ruth Ware

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